Gros colis sur l’UHENFELS (juillet 1972)

L’armement allemand DDG Hansa (Brême) a été pendant de nombreuses années l’un des leaders mondiaux du transport de colis lourds. En juillet 1972, son plus puissant navire, le Uhenfels, venait embarquer à Rouen une drague de 400 tonnes.

Le cargo uHENFELS à Rouen le 29 juillet 1972La compagnie Hansa Linie était bien connue pour ses capacités à transporter des colis lourds ou encombrants. En 1972, son cargo le plus puissant, le Uhenfels, fait escale à Rouen pour embarquer une barge de 190 tonnes et une drague de 400 tonnes. Le navire est doté de deux bigues de 275 tonnes de puissance se faisant face.  Cargo de 13 800 tonnes de port en lourd et de 157 mètres de longueur, il a été livré en 1959 par le chantier A.G. Weser, de Bremerhaven. En 1980, il devient grec et finira sa carrière à la démolition en 1985.

L'UHENFELS embarquant une drague à Rouen en juillet 1972

NICOLE SCHIAFFINO, dernier voyage (février 1973)

Fidèle habitué du port de Rouen qu’il a fréquenté très régulièrement, le cargo français Nicole Schiaffino achève sa carrière en 1973. Le voici, descendant la Seine pour la dernière fois le 10 février 1973.

Le Nicole Schiaffino descendant la Seine pour la dernière fois en février 1973

Ce cargo, de 6 600 tonnes de port en lourd et 129,5 mètres de longueur, prend le nom de Nicole Schiaffino en 1950. Toute sa carrière, il fera équipe avec les autres navires de la société Schiaffino, assurant des liaisons régulières entre Rouen et les ports d’Algérie.

Sa carrière s’achève en février 1973. Le 10 février, il appareille une dernière fois de Rouen pour gagner Bilbao où il sera démoli.

Voici une autre photo du Nicole Schiaffino, prise le 20 mai 1970 alors qu’il manoeuvre dans la Darse Sud du Bassin Saint Gervais (Rouen).

Nicole-Schiaffino-20mai1970

Navires de la Seconde Guerre Mondiale : un type « PARK » à Rouen (1970)

Parmi les différents types d’unités réalisés en nombre pendant la Seconde Guerre Mondiale, outre les « liberty-ships » déjà évoqués dans ce blog, figurent également des navires plus modestes, les « parks ». La France en a armé une dizaine au lendemain du conflit mondial.

Le port de Rouen a très certainement reçu des unités de ce type standard dès l’après-guerre. Modestement, nous en avions photographié un, peut-être d’ailleurs le dernier vu sur les rives de la Seine, le Leader-One (photo du 13 août 1970) . Ce cargo de 4 550 tonnes de port en lourd, a été réalisé par le chantier canadien St John DryDock & Co, de St John. Il a été livré en avril 1944 sous le nom de Taronga Park. Long de 100 m, il présentait une largeur de 14,20 m, sa propulsion étant assurée par une machine de 1 200 CV.

Le type "Park LEADER-ONE à Rouen en août 1970Comme nous le mentionnons plus haut, la France a reçu des navires de ce type après le conflit mondial. Ces unités ont été principalement exploitées en Asie. Il faut en ajouter un onzième, qui a été acquis en 1952, le S.N.A.-6 (de la Société Nationale d’Affrêtements). Ce S.N.A.-6, sous pavillon français jusqu’en 1964, était un habitué du port de Rouen (la société SNA était notamment spécialisée dans le transport de charbon).

Des « LIBERTY-SHIPS » à Rouen (1970, 1994)

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, ont été construits dans les chantiers nord-amércains de nombreux navires, une flotte destinée à pallier les pertes de guerre. La série la plus importante est constituée par les « liberty-ships ».

Liberty-ship-AvCes unités de 10 500 tonnes de port en lourd, dotées de machines de 2 500 CV, pouvaient filer environ 10 noeuds. Au total, les chantiers des Etats-Unis en ont réalisé un peu plus de 2 700.

Le port de Rouen en a reçu de nombreux. Quelques exemplaires ont touché Rouen très tardivement, en particulier le cubain Ignacio Agramonte (dont nous présentons une photo réalisée le 26 avril 1970) ou encore le grec Alexandros Koryzis (photo du 10 juillet 1970 ). Rouen a également accueilli à l’occasion de la grande manifestation « L’Armada de la Liberté » (juillet 1994) le liberty américain Jeremiah O’Brien, l’un des derniers survivants de cette série. Il est préservé par une association de sauvegarde.

Liberty-US-ArAux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale, la France a reçu 75 liberties (en fait 75 à l’origine, un 76ème venant remplacer le Grandcamp, navire victime d’une explosion à Texas-City le 16 avril 1947).