Le “liberty-ship” Sun en escale rouennaise (Septembre 1968)

Héros de la Seconde Guerre Mondiale, les “liberty-ships” ont continué de naviguer pendant plusieurs décennies après la fin de la guerre. Nous vous en présentons un exemplaire, le panaméen Sun, en escale dans le port de Rouen en septembre 1968.

Les “liberty-ships” ont joué un rôle important pendant la Seconde Guerre Mondiale. Construits en série aux Etats-Unis (2 710 exemplaires), ils ont assuré de nombreux transports sur les mers du globe pendant le conflit mondial… et souvent bien après. Le port de Rouen en a reçu jusque dans les années 1970.

Nous avons pu photographier, notamment au port de Rouen, quelques-uns de ces “liberty-ships”, au cours de leurs dernières années d’existence. Le tout premier que nous avons gravé sur pellicule est le panaméen Sun. Il remontait alors la Seine le 22 septembre 1968. Réalisé par le chantier américain St Johns River Shipbuilding Co, de Jacksonville sous le nom d’Edward W. Bok, il présente les dimensions standard de ce type d’unités : 135 mètres de longueur, 17 de largeur, 10 800 tonnes de port en lourd, une machine de 2 500 chevaux et une vitesse d’un peu plus de 11 noeuds.Il a été mis en service en mars 1944.

L’Edward W Bok quitte le pavillon américain en 1947 et naviguera ensuite pour plusieurs armements; il est doté d’une nouvelle machine en 1959 (moteur de 4 000 chevaux). Il portera le nom de Sun de 1965 à 1970, sa dernière identité puisqu’il rejoint les chantiers de démolition japonais d’Onomichi en avril 1970.

Pour la petite histoire, Edward W Bok – qui a donné son nom à cette unité – a vécu de 1863 à 1930. Editeur américain, il remporte le Prix Pulitzer en 1921 pour son autobiographie intitulée “The americanization of Edward Bok”.

 

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