Destins croisés pour deux anciens navires français

En 1950, les Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) de Saint-Nazaire achèvent la construction de deux navires, le Cabinda d’une part, le Pierre Eugène de Caplane d’autre part. Retour sur le parcours de ces deux unités.

Les chantiers de Saint-Nazaire livrent en mars et juillet 1950 deux navires quasiment identiques. Le premier d’entre eux, le Pierre Eugène de Caplane, est pris en charge par la Compagnie Commerciale de l’Afrique Equatoriale Française. Le second, qui a été lancé sous le nom d’Edouard Corblet, change de mains avant sa livraison pour devenir le Cabinda, à la Compagnie Fluviale et Maritime de l’Ouest Africain (et est affrété par les Chargeurs Réunis). Il s’agit d’unités de dimensions très proches, 7 000/7 200 tonnes de port en lourd, longs de 129 mètres pour 17 de largeur. Leur propulsion est assurée par un moteur de 4 280 chevaux.

Le Cabinda va naviguer sous pavillon français jusqu’en 1964, année où il devient norvégien. Il poursuivra sa carrière pour des grecs. En 1970, il prend le nom de Galaxy K : sous cette identité, il fera escale dans le port de Rouen en février 1971 (notre photo ci-dessous). Il naviguera encore un peu plus d’un an : le 3 mars 1972, il s’échoue près du Cap Juby (Maroc), à la suite d’un incendie. Son équipage est récupéré par un navire de pêche.

De son côté, le Pierre Eugène de Caplane navigue sous son nom d’origine jusqu’en 1959, année où il devient le Ville de Manakara (chez la NCHP). En 1964, il prend le nouveau nom de Gasikara à la la Société Malgache de Transports Maritimes (notre photo). Il conservera ce nom jusqu’en 1977. Il finira ses jours à Kaoshiung (Taiwan) où il arrive le 30 juillet 1979 comme grec Rena.

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